NRM : pour une abréviation officielle de la Normandie

La Normandie n’a pas de sigle court

On dit « je suis normand » sans hésiter. Mais à l’écrit (bio de réseau social, étiquette de cidre, autocollant de voiture, adresse email), « Normandie » ne se raccourcit nulle part. Résultat : chacun improvise dans son coin, entre le numéro de département (14, 76…), « Normand » tout court, ou rien du tout. Il manque un mot court et partagé par tous.

NRM est cette proposition : une abréviation à trois lettres pour désigner la Normandie, aussi naturellement que le nom complet.

La région a pourtant déjà un symbole fort, le drapeau aux deux léopards d’or, intégré au logo officiel de la Région Normandie. Ce qui manque n’est donc pas un symbole, mais un mot : un raccourci simple à écrire et à dire, qui accompagne ce symbole au quotidien.

Une région dont le poids dépasse ses frontières

La Normandie existe depuis 911, année où le chef viking Rollon obtient du roi de France les terres qui deviendront le duché de Normandie. Plus de mille ans d’histoire, donc, largement plus que l’existence de la plupart des pays européens actuels.

En 1066, un duc normand devient roi d’Angleterre. La monarchie britannique en porte encore la trace aujourd’hui : le souverain du Royaume-Uni garde officieusement le titre de duc de Normandie à Jersey et à Guernesey. Les normands ont parcouru le monde entier. La Normandie a donné son nom à l’impressionnisme grâce à Monet. En juin 1944, les plages normandes ont changé le cours de la Seconde Guerre mondiale.

Une région avec ce poids dans l’histoire mondiale peut bien s’attribuer trois lettres comme symbole.

Un principe qui a déjà fait ses preuves ailleurs

La Bretagne a BZH, popularisé depuis les années 1960 et devenu en 2014 une extension internet (.bzh). Paris, la Corse et l’Alsace ont chacune la leur (.paris, .corsica, .alsace). Le principe n’a donc rien d’exotique : plusieurs régions françaises ont déjà un raccourci identitaire reconnu. La Normandie n’en a pas, pas faute de légitimité, juste faute d’initiative.

Rien n’empêche d’ailleurs de viser aussi loin : qui sait, peut-être que ce site se visitera un jour à l’adresse normandie.nrm ou que la Normandie aura son propre emoji, comme l’ont déjà l’Écosse, le Pays de Galles ou l’Angleterre depuis 2017. On n’en est pas là (la Bretagne elle-même y travaille depuis des années sans avoir encore abouti), mais ça se construit une lettre après l’autre. La première, la plus simple, c’est déjà l’abréviation elle-même.

Pourquoi ces trois lettres

En bref, NRM correspond au squelette sonore du mot « normand » (avec le d muet) et évite les confusions qu’auraient créées d’autres choix : « NOR », par exemple, est déjà le code international de la Norvège. On évite également la confusion entre M et N. C’est aussi le code utilisé par le Wikipedia en langue normande.

Comment l’adopter

Pas de pétition à signer, juste un réflexe à prendre :

  • ajouter #NRM dans sa bio de réseaux sociaux
  • l’utiliser en hashtag sous ses photos de la région
  • coller NRM sur sa voiture ou ses produits si on est artisan ou producteur normand
  • l’utiliser, simplement, jusqu’à ce que ça devienne naturel

Ce site est là pour valoriser l’abréviation NRM. Mais c’est chaque Normand, en l’utilisant au quotidien, qui en sera le meilleur ambassadeur. Un kit graphique et les premiers autocollants arrivent prochainement pour vous y aider.

#NRM. Normandie, en trois lettres.